Le kangourou ne peut pas marcher en arrière
Saviez-vous que le kangourou roux, symbole emblématique de l’Australie, est physiquement incapable de reculer ? Cette curiosité zoologique tient à deux particularités anatomiques. D’abord, ses puissantes pattes arrière sont reliées par un tendon élastique qui agit comme un ressort : il se tend pendant l’extension, stocke l’énergie cinétique, puis la restitue instantanément pour propulser l’animal en avant avec une efficacité énergétique record.
Ensuite, sa longue queue musculeuse sert de gouvernail et de stabilisateur, mais elle est rigide dans le sens opposé ; si le kangourou tentait de pousser en arrière, la queue heurterait le sol et le déséquilibrerait. Résultat : la nature lui a offert un mode de déplacement uniquement unidirectionnel, qui peut atteindre 70 km/h en pointe et couvrir jusqu’à neuf mètres d’un seul bond.
Cette « impossibilité de marche arrière » a d’ailleurs une valeur symbolique en Australie : on la compare parfois au refus de revenir sur ses décisions, un trait de caractère valorisé dans la culture du « no worries ». Les Aborigènes du peuple wiradjuri appellent le kangouroo « ganguroo », mot qui évoque aussi l’idée d’avancer sans jamais renoncer. Les scientifiques, quant à eux, s’inspirent de son tendon hyper-élastique pour concevoir des prothèses de cheville plus souples et des robots sauteurs capables d’explorer les terrains accidentés de Mars.
Alors, la prochaine fois que vous verrez un kangourou se déhancher en plein bush, rappelez-vous qu’il ne reculera jamais : la évolution l’a programmé pour foncer, bondir, et toujours viser l’horizon, un bel exemple de résilience à l’australienne !
