Hantavirus : Vaccin dans 100 jours

Dans un climat d’inquiétude croissante à l’égard du hantavirus, la communauté mondiale de la recherche se tourne vers un objectif ambitieux qui, il y a quelques années encore, semblerait utopique: le développement d’un vaccin efficace en seulement 100 jours.

Avec la technologie mRNA utilisée dans le Covid-19, des sociétés comme la Moderna américaine, en collaboration avec des centres de recherche sud-coréens, tentent de créer une nouvelle génération de vaccins contre le hantavirus. Bien que les tests soient encore à un stade précoce et que le financement reste insuffisant, la crise du navire de croisière Hodius fonctionne déjà comme un accélérateur.

Pour la première fois depuis la pandémie, la communauté internationale est en train d’essayer de transformer l’expérience de Covid en un nouveau modèle de réaction biomédicale immédiate avant qu’une crise sanitaire qui s’est produite localement ne devienne une menace mondiale.

Avec le rapatriement des passagers du bateau de croisière dans des dizaines de pays, l’Europe durcit les protocoles de quarantaine, la France demande une ligne européenne commune et dit que nous ne savons pas s’il y a une mutation du virus, que de nouveaux cas suspects apparaissent en Italie, et l’Organisation mondiale de la santé avertit que les prochaines semaines seront cruciales en raison de la longue période d’incubation du virus.



Des scientifiques s’inquiètent des aspects encore inconnus de la souche andine, tandis que les États-Unis se battent pour avoir affaibli leurs structures sanitaires au moment même où la vitesse, la transparence et la coordination scientifique sont nécessaires. Selon des scientifiques, la voie du vaccin n’est pas la seule voie, et des anticorps monoclonaux sont également étudiés chez les personnes infectées.

Tout ce que nous savons: le contrôle par isolement

Le camp de hadaius sur le bateau de croisière Hondius est l’afflux international le plus grave de la souche andine enregistrée en dehors de l’Amérique du Sud. Jusqu’à présent, sept cas ont été confirmés, deux considérés comme suspects et trois personnes ont perdu la vie. Néanmoins, l’Organisation mondiale de la santé insiste sur le fait qu’il n’y a pas de signes d’une épidémie plus large et que le risque global reste faible.

Cette souche est le seul membre connu de la famille des hantavirus qui peut être transmis entre les humains. Les études menées jusqu’à présent, notamment en provenance d’Argentine et du Chili, montrent que la transmission se produit principalement après un contact étroit et prolongé avec des patients présentant des symptômes. Les spécialistes estiment que le risque de transmission augmente particulièrement au cours des premiers jours d’apparition de symptômes tels que fièvre, cerveaux, vertiges, dyspnée ou troubles gastro-intestinaux.

Malgré la gravité de la maladie, il y a aussi des données rassurantes. Des dizaines d’incidents par an sont enregistrés en Argentine depuis des années sans qu’une épidémie incontrôlable n’ait eu lieu. Les scientifiques estiment que la contagion relativement limitée du virus, associée au fait que la transmission semble être principalement liée à ceux qui manifestent des symptômes, permet de contrôler par isolement et détection des contacts. C’est pourquoi l’OMS recommande une surveillance et une quarantaine allant jusqu’à 42 jours pour ceux qui sont considérés comme des contacts étroits.

Questionnaires sur le mode de transmission

Beaucoup de questions cruciales restent ouvertes. Le plus important concerne le mode de transmission exact. Les experts ne savent pas encore si le hantavirus se transmet principalement par de grandes gouttelettes ou par des aérosols qui restent le plus longtemps dans l’air. Cette distinction est essentielle pour les mesures de protection et les conditions de quarantaine.

De même, on ne sait toujours pas si les patients peuvent transmettre le virus au stade de l’incubation avant de présenter des symptômes. La période d’incubation peut aller jusqu’à six semaines, ce qui rend la surveillance épidémiologique difficile. C’est pourquoi les autorités sanitaires craignent que de nouveaux incidents se produisent dans différents pays, même plusieurs semaines après le débarquement des passagers.

Dans le même temps, l’analyse génétique complète de la souche détectée à Honduras n’a pas encore été achevée. Jusqu’à présent, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l’OMS affirment qu’il n’y a aucune preuve que cette souche soit plus contagieuse ou plus mortelle que d’autres variantes.

Cependant, la probabilité de mutations est toujours étroitement surveillée.


Avatar photo

Article par : Susanne Gladu

Susanne est née à Paris, vit à Lyon, a étudié le journalisme et, pendant son temps libre, s'occupe du basket-ball, de la course et du roller skating.

Elle aime aussi voyager et acquérir de nouvelles expériences dans les pays étrangers.

Articles de Susanne Gladu


Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *